Erstein / Salon du mariage

Miss centre-Alsace pour porter le ruban... de dentelle. (Photos DNA - JP Kaiser)
Les salons du mariage sont l'occasion rêvée pour les entreprises de se faire connaître et pour les futurs époux de glaner quelques idées. Véritable business, l'engagement passe souvent à la trappe au profit de l'argent. En organisant le salon d'Erstein, Géraldine Dintrich-Landmann, d'Événemen'ciel, était déterminée à renouer avec le rêve. « Lorsque j'organise un mariage, ce qui compte pour moi c'est de faire plaisir au couple. Le sourire, la larme à l'oeil sont plus importants que les bénéfices que je fais ».
« On peut tout faire localement »
A mille lieues des salons qui se déroulent dans les grandes villes, celui d'Erstein est petit, intimiste, convivial (et gratuit). Ce
qui ne veut pas dire que les stands présents sont inintéressants pour autant. Sommelier, fleuristes, coiffeurs, esthéticiens, D.Js, et, bien entendu, vendeurs de robes de mariées, chaque branche
nécessaire au bon déroulement du jour J est représentée. « C'est important pour une petite ville d'avoir des manifestations. Le salon prouve qu'on peut tout faire localement », explique
Géraldine.
Le mariage c'est une union, mais c'est surtout un bon prétexte pour les grandes filles de porter une robe de princesse. Mais attention, la mode a changé. Exit les robes blanches, style
meringue, et les froufrous. Même si certains grincent un peu des dents en voyant les nouvelles collections, celles-ci sont adaptées aux promises. « Les femmes misent de plus en plus sur les
couleurs. Le rouge, le brun et même le noir sont très demandées », souligne Patricia Meurant, la patronne de Les secrets de la mariée, à Barr. « On fait beaucoup de robes modulables,
c'est-à-dire que la même tenue se décline en plusieurs versions différentes. Cela permet de remettre sa robe une fois la cérémonie achevée », continue Bruno, son mari. Il faut compter, en
moyenne, 1000 € pour un tel vêtement. Pour les hommes, 500 € suffisent.
« Faire durer le romantisme »
D'autres étals sont plus originaux. Parmi eux, un petit débutant sur les salons de mariage : Entre nous, le stand d'accessoires érotiques. Derrière un rideau, trois jeunes femmes
proposent aux passants différents accessoires très soft. « On souhaite montrer qu'érotisme et élégance peuvent aller ensemble », précise Sophie Durant. Au menu : huiles comestibles
ou de massage, chocolat, lingerie et même, un coffret spécial mariage. « Ca change des assiettes, c'est un cadeau original », souffle la jeune femme. « Je pense qu'on a notre place
sur un salon du mariage, car les accessoires permettent de faire durer le romantisme », rajoute Lucia Sousa, la gérante. D'ailleurs, jeunes et moins jeunes n'ont pas snobé ce stand.
Si nombre de commerçants ne sont pas des vétérans des salons, tous disent être ravis d'avoir participé à celui-ci. « Les visiteurs viennent plus facilement nous voir pour un
conseil », indique Patricia Meurant. Devant le succès de cette édition, Géraldine Dintrich-Landmann se dit prête à rempiler, d'ailleurs elle sait déjà qu'elle peut compter sur le soutien de
la municipalité.
Les animations ont une place importante lors de la réception. DJs, musiciens plus traditionnels sont monnaie courante. Pour ceux qui désirent sortir des sentiers battus, abracadabra : un
magicien est apparu au salon du mariage d'Erstein.
Jam Bess fait ce métier depuis 40 ans. Pour les mariages, il tire différentes formules de son chapeau.
Le close-up, il s'agit pour le magicien de faire un petit tour du côté des invités (pendant l'apéro ou lors du repas) : « Tout le monde ne connaît pas à un mariage, cela permet de
briser la glace ».
Adepte du spectaculaire, l'artiste fait également des mises en scène avec tout le tintouin (femme coupée en deux).
Comme quoi, il y a toujours des astuces pour rendre ce jour encore plus magique.
© Dernières Nouvelles D'alsace, Mercredi 02 Février 2011. - Tous droits de reproduction réservés
A ce niveau là, le salon d'Erstein a fait fort : sept défilés étaient programmés sur les deux jours. De quoi donner quelques idées ou remémorer des souvenirs. Sur scène, une petite dizaine de jeunes femmes sont à l'image des vraies mariées. Ici, la taille zéro et le mètre 75 ne règnent pas en maître. « Très peu de femmes font du 36. Si les mannequins sont toutes identiques, on ne peut pas bien imaginer le résultat une fois la robe portée sur quelqu'un d'autre », précise Stéphanie Husser, l'ancienne miss Alsace qui a coaché les modèles.
Des robes très originales
Le public est en place, la sono passe une compilation ultramoderne (des Black eyed peas, en passant par Shakira), le show va débuter.
La première jeune femme entre en scène. Une fois l'effet de surprise passé - il faut dire que son bustier bronze et son court tutu noir ne sont pas forcément du goût de tous - le public
applaudit tour à tour les participants. Du noir, du rouge, du turquoise, mais aussi quelques robes blanches cintrées, il y a en a pour tous les goûts.
Les hommes sont aussi représentés. Même si, comme souvent lors de ces défilés, il n'y a que deux mannequins masculins : « Et encore, normalement il n'y en a qu'un seul. Il est
très difficile de convaincre la gent masculine », explique Patricia Meurant, qui a préparé les robes du show.
Une expérience enrichissante
Tous sont amateurs et ont défilé pour faire plaisir à leurs amis ou à leurs familles. Valentine et Charlyse sont montées sur scène. Toutes deux trouvent cette expérience
« enrichissante », même si bien entendu, tout n'était pas agréable. « C'est marrant, mais il y a quelques contraintes. On devait répéter avant, se faire maquiller, ça prend du
temps. Et surtout, ce n'est vraiment pas facile de marcher avec une robe de mariée sans tomber », raconte Valentine.
Malgré tout, que ce soit du côté des jeunes femmes ou de ces messieurs, ils ont réussi à transformer ces shows en petites pauses fraîches et sympas.
© Dernières Nouvelles D'alsace, Mercredi 02 Février 2011. - Tous droits de reproduction réservés